Luxembourg: une petite nation multilingue au cœur de l’Europe

1656

The multilingual population of Luxembourg

Le Luxembourg est une petite nation située en Europe occidentale, bordée par la Belgique, l’Allemagne et la France. Il a une surface de 2586 kilomètres carrés, et il est L’un des plus petits États souverains européens («un État doté d’un territoire défini qui administre son propre gouvernement et qui n’est pas soumis à un autre pouvoir ni dépendant d’un autre pouvoir»). Malgré cette caractéristique géographique, il est densément peuplé. Le total de la population luxembourgeoise s’élève à environ 590 321 habitants.

Selon la statistiques, parmi eux, seuls 308 919 sont des Luxembourgeois, tandis que 281 748 ont une nationalité étrangère. C’est-à-dire que les étrangers représentent 47,7 % de l’ensemble de la population. A Luxembourg, ce pourcentage va jusqu’à 69 %!
Presque tous les jours ouvrables, environ 170 000 personnes traversent les frontières allemande, belge et française pour rejoindre leur lieu de travail à Luxembourg.
Mais cela ne s’arrête pas ici: en raison du développement rapide de l’industrie sidérurgique et de la croissance économique du pays au cours des XIXe et XXe siècles, de nombreuses personnes ont déménagé au Luxembourg. Portugal, France, Allemagne, Belgique, Italie et bien d’autres pays.
Cela rend ce pays extrĂŞmement multiculturel et... multilingue!

Quelles langues sont parlées au Luxembourg?

La situation linguistique au Luxembourg est plutĂ´t complexe et multiforme.
Luxembourgeois, une branche germanique occidentale appartenant à la famille indo-européenne, est la langue nationale. Le français et l’allemand sont établis comme langues administratives. Ces deux langues sont largement utilisées par les institutions.

Français est largement utilisé à des fins juridiques au Luxembourg, puisque le pays adhère au droit civil français, qui découle du Code civil napoléonien. Cependant, de nombreux traités internationaux sont intégrés dans le droit luxembourgeois.
L’utilisation du français est également très courante dans le commerce et le tourisme situations connexes:hôtels, restaurants, cafés, boutiques, etc.
Selon une étude réalisée par l’Université du Luxembourg en 2010, Le français est la langue la plus nécessaire pour les offres d’emploi.

Dans la vie quotidienne, le luxembourgeois, l’allemand et le français sont utilisés à des fins différentes, selon la situation.
Dans les situations liées au travail, beaucoup de poids est accordé à l’origine de l’entreprise. Par exemple, si l’entreprise est allemande, la langue de travail sera plus que probablement l’allemand.
Anglais joue un rôle important dans les institutions européennes puisqu’elle représente une langue commune pour les salariés, le personnel permanent et les stagiaires. Enfin, compte tenu de l’extension de la communauté portugaise, il est assez courant d’entendre des gens parler portugais dans de nombreux lieux de travail!

Le pouvoir économique d’être un pays multilingue

Selon Gabrielle Hogan Brun, L’auteur de «Linguanomics», un livre qui étudie le rôle des langues et du multilinguisme dans la société ancienne et moderne, le lien entre l’économie et les langues remonte à l’ancien monde, depuis que les premiers commerçants ont compris qu’ils devaient comprendre les clients pour stimuler leurs activités commerciales.
Si nous apportons ce concept dans les temps modernes, le multilinguisme pourrait stimuler le PIB national: La Suisse, par exemple, attribue 10 % de son PIB à son patrimoine multilingue multiple (allemand, français, italien et romanche). D’autre part, les pays ayant de faibles compétences linguistiques semblaient perdre un pourcentage du PIB.
Selon recherche réalisée par Ingela Bel Habib en 2011, le multilinguisme des entreprises a eu une incidence positive sur les résultats à l’exportation.
Cela pourrait également être considéré comme vrai pour l’économie luxembourgeoise, fortement influencée par le multilinguisme.
Les enfants sont exposés à de nombreuses langues dès leur petite enfance et de nombreuses écoles offrent des programmes internationaux.
Cependant, les raisons économiques ne sont qu’une incitation à apprendre des langues, comme nous le savons tous, l’apprentissage d’une langue peut contribuer au développement de notre personnalité, peut aider notre attention et nous rendre plus flexibles et ouverts d’esprit.

Pour en savoir plus sur ce sujet, la Discours d’ouverture par Erna Hennicot-Schoepges, Ministre de la Culture du Luxembourg VIIIe Sommet européen de terminologie ça vaut vraiment la peine d’être lu.

SOURCES


Écrit par Flaminia Paternoster

flaminia paternoster fotoFlaminia est titulaire d’une maîtrise en interprétation et traduction de l’Université UNINT de Rome, avec une thèse de recherche axée sur les approches plurilingues dans l’enseignement des langues et la traduction.
Elle a obtenu son baccalauréat en médiation interculturelle de l’Université Sapienza de Rome. En 2017, elle a travaillé à Strasbourg sur un projet basé sur l’intercompréhension.
Ses recherches portent notamment sur le multilinguisme, le plurilinguisme, l’intercompréhension, la traduction et la terminologie. Avant de rejoindre l’unité de coordination terminologique en tant que stagiaire, elle enseignait l’italien à Rome. Elle parle italien, français, espagnol, anglais et allemand. Elle est passionnée par les mots, les langues, la nourriture et les voyages.
Vous pouvez la suivre sur Twitter Ă  https://twitter.com/flaminiapatern1

Edité par Olena Khomiakova

Olena-Khomiakova Olena Khomiakova est une unité de coordination terminologique des stagiaires en communication Schuman. Actuellement, elle est inscrite en tant qu’étudiante en Master en Apprentissage et Communication en Contextes Multilingues et Multiculturels à l’Université du Luxembourg.