Repenser les compétences linguistiques dans un milieu de travail multilingue (Examen de recherche)

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Comment les gens perçoivent-ils le multilinguisme et les comportements linguistiques au travail et comment cela influence-t-il leurs pratiques linguistiques? La recherche montre que mĂȘme les professionnels de la langue devront peut-ĂȘtre reconsidĂ©rer ce que le multilinguisme signifie pour eux.

Recherches rĂ©centes sur communication multilingue a dĂ©clenchĂ© une discussion dans un Institution de l’UE au Luxembourg sur les implications de parler de la utilisation de la langue dans la lieu de travail. De septembre 2020 Ă  mai 2021, deux cohortes de stagiaires et leurs aĂźnĂ©s dans une unitĂ© de terminologie et de communication ont participĂ© Ă  une Ă©tude organisĂ©e par l’UniversitĂ© du Luxembourg. Cet article fournit un bref rĂ©sumĂ© du premier rapport de recherche.

L’Union europĂ©enne valorise le multilinguisme, ses institutions sont officiellement et structurellement multilingue, et le Ă©galitĂ© de toutes les langues est un principe structurel clĂ©. Dans un monde idĂ©al, tous ceux qui y travaillent connaissent chacune des 24 langues officielles de l’UE. Dans la vie rĂ©elle, cependant, cela n’est guĂšre possible. Par consĂ©quent, dans l’unitĂ© faisant l’objet de la recherche, Anglais a Ă©tĂ© choisi comme le langue commune principale pour la communication interne. Les participants ne pensaient pas que ce serait une question d’injustice linguistique, mais ils pensaient que cela limitait leur propre communication.

La communication multilingue Ă©tait prĂ©fĂ©rĂ©e sur le lieu de travail. Les aĂźnĂ©s ont trouvĂ© un plaisir personnel dans le multilinguisme et ont essayĂ© de le soutenir dans l’équipe. MalgrĂ© cela, les stagiaires ont estimĂ© que leur expĂ©rience Ă©tait plutĂŽt monolingue. Bien qu’ils aient communiquĂ© avec autres membres du personnel (agents de sĂ©curitĂ© et services de nettoyage et d’édition) Français et avec leur superviseurs en leur langue maternelle, les stagiaires ne considĂ©raient pas ces Ă©changes comme du «multilinguisme au travail».

Analyse de recherche il a rĂ©vĂ©lĂ© que les stagiaires et les aĂźnĂ©s se sentaient diffĂ©remment au sujet du maintien d’une visage professionnel dans la communication, ce qui s’est Ă©galement reflĂ©tĂ© dans leurs pratiques. Les aĂźnĂ©s ont fait la distinction entre la façon dont la langue est utilisĂ©e pour les rĂ©sultats linguistiques finaux de l’unitĂ© et pour leur communication quotidienne. Le premier Ă©tait une question de professionnalisme standardisĂ© atteint grĂące Ă  coopĂ©ration au sein de l’équipe. ConsidĂ©rant que la langue des rencontres quotidiennes sur le lieu de travail n’a pas besoin d’ĂȘtre parfaite Ă  chaque instant; elle devait ĂȘtre efficace, apporter joie et convivialitĂ©.

Dans un premier temps, les juniors avaient une attitude diffĂ©rente Ă  l’égard de leur utilisation de la langue sur le lieu de travail. Ils craignaient que leur compĂ©tence serait jugĂ©s basĂ© sur erreurs linguistiques ce qu’ils feraient. Par consĂ©quent, ils n’ont presque jamais utilisĂ© d’autres langues, Ă  l’exception de leur premiĂšre langue et de l’anglais. Ils n’osaient choisir d’autres langues pour leur communication que lorsqu’ils se sentaient particuliĂšrement «brave» ou Ă©taient personnellement plus proche(s) de l’interlocuteur(s).

Le position des juniors peu Ă  peu changĂ© au fur et Ă  mesure que l’équipe a discutĂ© de leurs motivations et de la effets rĂ©els de l’utilisation de la langue. AprĂšs la peur initiale de faire trop d’erreurs et d’ĂȘtre jugĂ©s, les stagiaires ont rĂ©alisĂ© que utilisation de la langue dans la vraie vie, c’est Ă  propos plus qu’une simple prĂ©cision linguistique. De cette façon, certains stagiaires ont dĂ©couvert un potentiel inexploitĂ© et ont Ă©tĂ© assez confiant demander une autre langue pour leur propre pratique. Ils ont estimĂ© que leur nouvelle comprĂ©hension de le multilinguisme leur a donnĂ© plus de flexibilitĂ©. À la fin de la recherche, les stagiaires ont surmontĂ© leur peur de l’inexactitude personnelle et ont trouvĂ© confort dans le multilinguisme au travail.

L’analyse a rĂ©vĂ©lĂ© que les facteurs limitatifs ne dĂ©coulaient pas de conditions structurelles, mais de la interprĂ©tation personnelle des stagiaires de la position des autres et de leurs police d’auto-langue. Lorsque les stagiaires ont cessĂ© de construire le multilinguisme comme preuve de compĂ©tence professionnelle et ont commencĂ© Ă  le considĂ©rer comme un aspect fondamental de leur propre bien-ĂȘtre, rĂ©alisation personnelle de soi, et la croissance, ils aligner leurs positions sur celles des aĂźnĂ©s. Les aĂźnĂ©s ont Ă©galement reconnu que les nouveaux arrivants pourraient avoir besoin d’un soutien explicite pour surmonter leur fixation sur une communication sans erreur.

Si vous ĂȘtes intĂ©ressĂ© par les dĂ©tails de l’étude, vous ĂȘtes invitĂ©s Ă  consulter le rapport complet publiĂ© dans un article rĂ©cemment publiĂ© dans le Revue du dĂ©veloppement multilingue et multiculturel.


Autres lectures

Iskra, Katarzyna A. 2021. «Parlement europĂ©en. Fiches d’information sur l’Union europĂ©enne». Politique linguistique. https://www.europarl.europa.eu/factsheets/en/sheet/142/language-policy   

Lovrits, Veronika. 2021. PigeonholĂ© par le privilĂšge ‘natif anglais’. Le bilinguisme compte, 17 mai 2021.https://www.bilingualism-matters.org/network/bilingualism-matters-luxembourg/news/pigeonholed-by-the-native-english-privilege  

Saville-Troike, Muriel. [1982]. 2003. L’ethnographie de la communication: Une introduction. 3Ăšme Ă©d. Oxford: Wiley-Blackwell.


Écrit par Bea Schlembach.

Bea est actuellement Ă©tudiante en master en «Apprentissage et communication dans des contextes multilingues et multiculturels» Ă  l’UniversitĂ© du Luxembourg.